Château Thuerry

ThuerryAprès une semaine de vacances (bien méritées) dans le Lot, c’est sur le terrain que j’ai repris ce lundi matin dans l’arrière pays varois, plus exactement au Château Thuerry. La propriété de 340 hectares, dont 40 de vignes plantées sur les communes de Flayosc, Tourtour et Saint-Jean de Villecroze, est située sur d’anciens sites de Templiers où se déroulèrent de nombreuses … tueries !

 

Heureusement, l’ambiance est aujourd’hui bien plus bucolique lorsque nous quittons la route de Salernes pour traverser un joli bois menant au superbe panorama des vignes et du chai ultra moderne de Thuerry en arrière plan.

 

ThuerryCe chai semi-enterré, qui fait la fierté de Jean-Louis Croquet le propriétaire et de Serge Gombert son maître de chai, a été construit en 2000 sur 2300 m² et présente la caractéristique remarquable d’être circulaire avec 12 cuves inox et 2 foudres de chêne.

 

 

 

 

Le cuvier de Thuerry Autre élément remarquable chez Thuerry, c’est l’équilibre parfait des volumes produits entre rouge et rosé (45%) pour 10% de blanc. Les Abeillons, cuvée phare du Domaine, est vinifiée uniquement en cuves bétons et inox. La trame de ces vins est d’ailleurs d’une grande fraîcheur et d’une belle complexité apportées par le terroir et les nombreuses forêts qui entourent les vignes.

Les pieds sont espacés de 2,20 à 2,50 m et n’excédent pas 4000 à l’hectare. Les vendanges sont intégralement manuelles.

 

 

Thuerry Les Abeillons A la dégustation, la gamme Château Thuerry classée en Côtes de Provence sont des vins de plaisir mais ne valent pas l’émotion que j’ai ressentie sur les trois couleurs des Abeillons en AOC Coteaux Varois. Le Rosé, assemblage typique de Grenache et Cinsault, est frais, tendu avec une belle vinosité ; le Rouge 2010, composé de Cabernet Sauvignon, Syrah et Grenache, présente un nez délicatement épicé et des notes élégantes de poivrons cuisinés ; le Blanc 2014 est profond et subtil. Le Rolle et le Sémillon exprime ici pleinement leur complémentarité sur une attaque de bouche fraîche d’agrumes, citronnée, avant de gagner en longueur et en gras et rondeur : J’adore !

Les cuvées Exception sont passées en fût de chêne français du Limousin et américains. J’ai moins aimé le Blanc 2014 qui est, à sa décharge, trop jeune et demande à mieux intégrer ses notes toastées. L’Exception ² – 100% Cabernet Sauvignon en fût de chêne – en 2009 exhale au nez des notes très élégantes de fruits mûrs et de torréfaction. Une très grande longueur.

Le plus amusant est certainement l’Exception Rosé qui, assemblage « foldingue » de Merlot et de Caladoc passés 6 mois en fût américains, est assurément un rosé décalé au pays des rosés levurés aux notes de bonbon anglais … Le nez est très aromatique, légèrement mentholé. La bouche est encore un peu fermée, mais l’expression de Maras des bois et de Verveine est géniale !

A vite découvrir donc à l’evinence …….

 

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